Nouvelles du parti

Questions directes à Oscar Kashala Lukumuena,président de l'UREC

Ancien candidat à la Présidence de la République lors de l’élection de 2006, Oscar Kashala Lukumuenda, 54 ans, est docteur en sciences de l’université de Harvard. Il vit aux Etats-Unis où, depuis 1992, il a travaillé au sein de la compagnie de biotechnologie «Cambridge Biotech Corporation» dans le Massachusetts en qualité de directeur des maladies tropicales. Depuis la proclamation de la victoire de Joseph Kabila en novembre 2006, Kashala a semblé prendre un peu de recul par rapport au microcosme politique congolais. De passage à Bruxelles, il a bien voulu parler à bâtons rompus avec notre journal sur la situation en RD Congo.

Que faites-vous à Bruxelles ?

Je suis venu rendre visite à mes amis ainsi qu’aux membres de ma famille qui habitent ici. Je suis venu également pour rencontrer des autorités belges. Il s’agit d’évoquer la situation politique en Belgique mais aussi au Congo. Il est certain que la Belgique joue un rôle important dans l’histoire de notre pays. Il ne faudrait pas que les Belges développent le phénomène dit du «Congo-fatigue». Certaines puissances avouent leur lassitude à l’égard des affaires congolaises. Elles préfèrent aller investir ailleurs. Le Congo reste pourtant un pays important qui doit jouer son rôle. Il ne faudrait surtout pas qu’on abandonne ce pays entre les mains des «prédateurs». Les personnalités belges que nous avons rencontrées savent que nous sommes déterminés à faire avancer les choses. Il faut bien reconnaître que le destin du Congo n’est pas seulement entre les mains des Congolais. Les puissances étrangères ont aussi un mot à dire.

Malgré votre participation à l’élection présidentielle, vous restez un homme plutôt mal connu pour la grande majorité des Congolais. Qui êtes-vous ?

Je m’appèle Oscar Kashala. Je suis un citoyen Congolais né à Lubumbashi, il y a plusieurs années (sourires). J’ai fait mes études primaires et secondaires à Lubumbashi. Par la suite, je me suis inscrit à l’université de Kinshasa où j’ai décroché mon diplôme de docteur en médecine. Après une spécialisation en médecine interne et en pathologie, je me suis rendu en Suisse avant d’atterrir aux Etats-Unis particulièrement à Massachussets Institut Technology pour me spécialiser en cancérologie. Aux Etats-Unis, j’enseigne la cancérologie. Je suis responsable, pour toute l’Amérique du Nord et du Sud, du programme de cancérologie de la société allemande Merck. Comme vous le savez, je suis le président de l’Union pour la reconstruction du Congo (UREC). C’est un parti national qui a été agréé depuis le mois de novembre 2005. Je suis profondément intéressé par les problèmes de mon pays le Congo-Kinshasa.

Quelle est la motivation profonde qui vous a poussé à vous présenter aux élections présidentielles de 2006 ?

Chaque pays a certainement un destin. Le destin du Congo c’est d’être le pays qui devra servir de tremplin pour la stabilité et l’expansion économique du continent africain. Ce destin est tributaire d’une série de conditions. Il faut d’abord que le Congo retrouve la paix ; la population puisse avoir un emploi stable et se nourrir. Bref, il faut que le Congolais puisse connaître une qualité de vie qui lui permette de vivre – pourquoi pas ? – jusqu’à l’âge de 75 ou 80 ans, comme cela se passe sous d’autres cieux. Quand nous avons fait l’anatomie de la situation politique et sociale du Congo, il y a des traits très particuliers qui se sont dégagés au plan du développement humain. Le PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement) classe les pays d’après ce qu’il appèle l’«index du développement humain» qui regroupe une série des paramètres. Quelques exemples : 70% des Congolais ne mangent pas à leur faim ; 67% d’enfants qui entrent à l’école primaire n’achèvent jamais le cycle ; la mortalité infantile est la plus élevée au monde ; la mortalité maternelle mêmement. Le taux de chômage est de 87,3%. Ce sombre tableau ne peut manquer de susciter qu’une question : Que faire pour sortir ce pays du pétrin ? Il est difficile de compter sur des gouvernants qui ont brillé par leur incompétence. Je me suis présenté aux élections présidentielles afin de mettre mon savoir-faire au service de mon pays. C’est bien cela la motivation qui m’a guidé.

Quarante-huit ans après l’accession du Congo à l’indépendance, l’Etat congolais paraît toujours incapable de répondre aux attentes de la population en terme de bien-être. Que faire pour conscientiser l’«élite» politique sur la nécessité de donner priorité au développement humain?

J’ai eu une réunion avec le staff dirigeant de la Banque mondiale à l’époque du président Paul Wolfowitz. Cette institution a l’habitude d’analyser le développement économique des pays à travers une série de paramètres clés. J’ai dit à mes interlocuteurs que le développement ne se résume pas uniquement à la quantité de nourriture qu’on peut donner à un peuple. Je pense qu’il faut ajouter un autre paramètre : la compassion. Il me semble que nous ne nous soucions pas assez de la souffrance des autres. En tant que citoyen d’un pays, nous avons des responsabilités vis-à-vis de ceux qui nous entourent qui sont généralement des personnes démunies. J’ai le sentiment qu’il manque dans notre pays l’esprit de responsabilité collective. A côté, il y a un goût effréné pour le matériel, c’est-à-dire l’enrichissement personnel au détriment du progrès collectif. Je l’ai dit à l’opposition congolaise. Je l’ai dit également à Kabila et ses troupes. A savoir qu’un pays appartient à ses citoyens. Les citoyens sont les véritables propriétaires de leur pays. Ce qui manque à la classe politique congolaise c’est bien cette capacité de comprendre que les biens publics n’appartiennent pas aux individus qui animent à certain moment les institutions de l’Etat. Notre pays souffre de la qualité des hommes qui le dirigent. Le drame du Congo c’est que n’importe qui peut devenir du jour au lendemain président de la République.

Vous vivez aux Etats-Unis d’Amérique, un pays de vieille tradition démocratique. Vous avez battu campagne au Congo lors de la présidentielle. Quels sont les enseignements que vous avez pu tirer des élections générales de 2006 ?

L’Amérique de Thomas Jeffersson et le Congo de Lumumba et de Kasa Vubu sont deux pays complètement différents. Comme vous le savez, aux Etats-Unis tous les citoyens sont nés égaux sur le plan des libertés fondamentales et des valeurs humaines. Il n’y a ni grand ni petit citoyen. Les Etats-Unis est un pays qui a compris que la richesse et la force d’un pays reposent sur la vivacité de ses citoyens. C’est à dire que les pouvoirs publics mettent tout en œuvre pour permettre à la population de satisfaire leurs besoins les plus essentiels. Les principes démocratiques y sont appliqués sur toutes les sphères de la vie. Le Congo c’est tout simplement l’inverse. C’est un pays où un groupe d’individus qui se croit supérieur s’emploie à dominer les autres considérés comme inférieurs. Dès lors qu’on accepte cela comme principe, on ouvre la voie aux brimades et autres violations des droits de l’homme. De fil en aiguille, on viole les lois électorales et toute la législation du pays du fait du non respect de la personne humaine. Il est temps que chacun de nous sache que les citoyens congolais sont les premiers propriétaires du Congo…

Lors d’un meeting tenu le 15 juillet 2006, vous avez dénoncé des «tracasseries administratives» dont votre parti a été l’objet. L’UREC avait fait état de «saisie» de son matériel de campagne à la Douane. Pouvez-vous expliquer ce qui s’était réellement passé ?

Vous savez, un dirigeant qui s’est installé au pouvoir grâce à des voies non démocratiques et qui tire d’énormes profits de cette situation, à tendance à se défendre, par tous les moyens, comme un lion blessé qui sent la mort proche. Nous avons foulé le sol congolais en tant qu’une force politique animée d’une autre toute autre vision politique. Notre formation politique avait tous les atouts en main pour relever le défi. Force a été de constater que le gouvernement a mis en place des méthodes dignes d’un système fasciste pour nous «détruire». Nous avons rencontré des difficultés déjà pour obtenir l’agrément de l’UREC. Par ailleurs, nos téléphones ont été placés sur table d’écoutes. Il y a eu par la suite l’affaire dite des «mercenaires». Notre matériel électoral a été «gardé» dans les installations de la Douane à l’aéroport de Ndjili pendant un temps.

Quelle en était la raison ?

Aucune. Vous savez, on peut, dans notre pays, vous garder en prison pendant six mois sans que l’on vous dise les motifs de votre arrestation. Les fonctionnaires de la douane nous ont tout simplement interdit l’accès à nos matériels. Un jour, un douanier vous dit une chose du genre «vous n’aurez pas vos matériels». Un autre jour, un autre agent vous exige le paiement d’une «taxe». Une énorme taxe.

A combien s’élevait cette taxe ?

C’était une somme extrêmement élevée…autour de 200 à 300.000 U$S. Après avoir payé 50.000 U$S pour participer à l’élection présidentielle, vous pouvez comprendre qu’il n’était plus question de payer 200.000 dollars qui allaient atterrir non pas dans les caisses du trésor public mais dans les poches de quelques individus. Et surtout que nous savions que les matériels de campagne destinés au candidat Joseph Kabila ont été déchargés directement à partir du tarmac de l’aéroport. Nous avons fini par prendre possession de nos équipements. Une bonne partie de ceux-ci manquait.

Votre parti a par la suite été accusé d’avoir introduit des mercenaires au Congo…
Lorsque j’ai pris la décision de me présenter à l’élection présidentielle, j’étais conscients des écueils liés à une telle entreprise. Notre parti s’était bien préparé pour faire face à toutes les situations. C’est ainsi que le parti avait mis en place un système de sécurité extrêmement fort et efficace. Notre formation politique a fait appel à quelques professionnels américains à la retraite. L’UREC avait également sollicité les services d’une société locale de gardiennage. Nous ignorions que celle-ci avait des connexions avec le pouvoir.

Peut-on connaître le nom de ladite société

(Sourires). Je préfère ne rien révéler pour l’instant. Au fil du temps, nous nous sommes rendus compte que M. Kabila et ses hommes étaient au courant de tous nos faits et gestes. C’est ainsi que nous avons conclu un contrat de protection avec une autre société de protection en l’occurrence la sud africaine «Omega». Un matin, les agents d’Omega sont venus prendre leurs postes. Surprise : mes gardes venus des Etats-Unis ont disparu de leurs chambres d’hôtel. C’est en regardant le journal télévisé de la RTNC que j’apprendrai qu’ils ont été arrêtés. Mes agents étaient là assis par terre. Théophile Mbemba, alors ministre de l’Intérieur, a fait des déclarations stupides accusant mes «hommes» d’être des mercenaires. Mon avocat a connu le même sort. J’ai été moi-même invité à me présenter à l’immeuble «Kin Mazière» où se trouve les bureaux des services spéciaux de la police. M. Raüs {Ndlr, Raüs Chalwe Ngwashi, l’ancien patron de cette unité spéciale de la police nationale}est venu me voir dans ma suite. Il a dit «très poliment» qu’il voulait me poser quelques «petites questions» au sujet de «mes gens». Devant mon refus de répondre à cette «invitation», Raüs reviendra le lendemain à la charge en menaçant de me faire amener manu militari à Kin-Mazière. J’ai aussitôt fait venir mon avocat, Maître Mukadi Bonyi. Celui-ci s’est présenté au siège de la police en mes lieu et place. Me Mukadi, un Congolais de souche, sera arrêté avant d’être expulsé vers la Belgique au motif qu’il est détenteur d’un passeport belge…

C’est une sottise quand on sait que plusieurs membres du Parlement congolais possèdent des passeports belges, français ou américains. Mukadi Bonyi est un Congolais d’origine. Il est depuis deux décennies professeur de droit à l’université de Kinshasa et avocat près la Cour suprême de justice. Comment n’a-t-on pas pu, durant tout ce temps, réaliser qu’il était Belge ? Je sais que plusieurs parlementaires actuels ne sont pas des Congolais de souche. Je pense que Me Mukadi doit certainement repartir. Les autorités congolaises qui me lisent doivent savoir que mon avocat a été victime d’une grave injustice. L’affaire dite des mercenaires n’a été qu’une cabale. Un mensonge. C’est d’ailleurs la conclusion à laquelle étaient arrivés les diplomates en poste à Kinshasa faute de faits matériels susceptibles d’étayer les affirmations de l’ancien ministre de l’Intérieur Mbemba. Me Mukadi Bonyi doit rentrer au pays pour reprendre ses activités.

Selon vous, que ce qui a changé ,en RD Congo, vingt-deux mois après l’organisation des élections générales ?

La situation au Congo est pire qu’avant les élections. Le docteur Charles Brenan a publié dans la revue scientifique «Lancet» en janvier 2006, un article intéressant sur la mortalité au Congo. A cette époque, il y avait 3,5 millions de Congolais jugés comme morts. Une nouvelle étude réalisée par «International Crisis Rescue» indique que près de deux millions d’individus ont péri au Congo depuis l’organisation des consultations politiques. De quoi sont-ils morts ? Ils sont morts de violence. Ce qui se passe au Congo n’a jamais été vu ailleurs en dehors de la Deuxième guerre mondiale. Sur le plan économique, la situation est loin d’être brillant malgré qu’on entend ci et là que la croissance serait de 5 à 6%.

Quelles sont les causes de cette situation ?

Le Congo-Kinshasa est dirigé par un président de la République qui n’a pas les capacités nécessaires pour gouverner un Etat.

Ce président a pourtant été élu au suffrage universel direct…

Il a été élu…là encore, il y a eu des choses discutables. On en parle très souvent avec nos «amis» belges, allemands et britanniques. Vous n’ignorez sans doute pas les conditions dans lesquelles s’étaient déroulées ces scrutins…
Dans quelles conditions… ?

Il y a eu «beaucoup de choses» qui n’ont pas marché. L’essentiel c’est que l’élection a eu lieu et nous avons un président de la République qui a des responsabilités. Il doit prendre ses responsabilités. Force est de constater cependant que le chef de l’Etat est loin d’accomplir les tâches qu’on attend de lui. Il en est de même du Premier ministre.

A quoi attribuez-vous la résignation générale qui règne au Congo ?

Le Congolais est un être très patient. C’est une qualité. Je n’exhorte pas le peuple à se lancer dans des actes de violence. Cependant, il arrivera un moment où ce même peuple dira : «trop, c’est trop». Le 4 janvier 1959, ce même peuple a dit «Non!».

L’opposition paraît comme tétanisée depuis ces élections…

Cette situation était prévisible. Le départ de Jean-Pierre Bemba en exil a quelque peu «déchargé» les batteries du MLC. Quant à moi, j’avais pris un peu de recul pour analyser la situation du Congo. Je me remets au boulot maintenant. Au niveau de l’opposition, il y a des zones de fracture qui sont énormes. L’opposition manque une unité au niveau idéologique. En fait, l’opposition congolaise n’est pas une véritable opposition. Elle composée par des groupes ayant des intérêts divers, voire divergents. Nous nous préparons à rentrer au Congo. Je crois que les choses vont changer.

A quand votre retour à Kinshasa ?

Très bientôt !

Quelle est la position de votre parti après l’arrestation du sénateur Jean-Pierre Bemba par la Cour pénale internationale ?

Pour le moment, l’UREC a pris acte de la décision de la CPI de poursuivre Jean-Pierre Bemba Gombo pour «crimes contre l’humanité, crimes de guerre, viols, tortures, pillages», qui auraient été commis par les éléments du MLC en Centrafrique. Notre parti déplore cependant l’exploitation médiatique autour de cette affaire qui tend à donner du prévenu Bemba l’image d’un criminel d’ores et déjà condamné avant même d’avoir été entendu en ses dires et moyens de défense. Jean-Pierre Bemba Gombo jouit du droit à la présomption d’innocence. Et que tant qu’aucune condamnation à sa charge n’aura été prononcée, les uns et les autres devraient s’abstenir de diffuser toute image ou de tenir des propos de nature à accréditer dans l’opinion publique la conviction que sa culpabilité est établie en fait et en droit.

Quelle est la position de votre parti sur la désignation du porte-parole de l’opposition ?

C’est un peu prématuré dans un pays où les structures sont généralement fragiles. Je ne peux m’empêcher d’ajouter que compte tenu de sa longue lutte, il me semble qu’on ne peut parler de l’opposition congolaise sans penser à Etienne Tshisekedi. La désignation d’un porte-parole de l’opposition institutionnelle tend à éluder qu’il y a une autre opposition qui représente le peuple congolais. Il me semble que la désignation d’un porte-parole de l’opposition rentre plutôt dans la stratégie du gouvernement qui consiste à museler l’opposition.

Avez-vous des contacts avec Joseph Kabila ?

Je n’ai jamais eu de contacts directs avec Joseph Kabila. Je connais en revanche certains membres du gouvernement ou des personnalités proches du président de la République. Il nous arrive à partager un verre.

Si vous aviez l’occasion de rencontrer Joseph Kabila, que lui direz-vous ?

Je lui dirais d’abord qu’en tant chef d’un Etat, il doit assumer les responsabilités qui sont les siennes. Je lui dirai ensuite : responsabilités, responsabilités, responsabilités.

Quels sont vos projets d’avenir

J’ai un grand souci, celui de voir le Congo-Kinshasa rejoindre le cercle des nations prospères, stables et respectées dans le concert des nations. Mes projets d’avenir sont orientés dans cette direction.

Propos recueillis par B. Amba Wetshi © Congoindépendant
2003-2008 Journée internationale de la femme : Quoi de neuf en RDC ?

1. Aujourd’hui, c’est le 8 mars. Journée internationale de la femme. Celle-ci est fêtée avec faste en République démocratique du Congo. Un pagne a même été imprimé et distribué notamment aux agents de sexe féminin de l’Administration publique. Hier vers 16 heures, une fonctionnaire (re-mécanisée depuis peu après avoir travaillé quatre ans durant sans être mécanisée ni payée, puis mécanisée et rayée de la liste) m’a confié qu’elle venait de recevoir le sien. Mais elle ignorait jusque là le programme d’aujourd’hui : lieu, heure, activités. J’imagine qu’elle l’a eu plus tard et qu’elle n’a pas raté la fête (je m’associe à sa fête en lui dédiant le présent article). Fort de l’expérience des années passées, je vois au moins trois temps forts : les chansons et les danses, les discours des officiels et le rafraîchissement (en parler kinois, ce dernier terme se traduit par trois mots : kolia, komela, kosepelisa nzoto).

2. Les premier et dernier temps forts n’appellent aucune observation de ma part. Sauf peut-être à me réjouir pour les femmes vendeuses du miel, qui pourront à l’occasion faire une bonne affaire, en terme de quantité de miel écoulé.

3. En attendant de lire les discours officiels pour découvrir leur contenu, je me permets d’anticiper sur ce que devrait être ce contenu : constater que des progrès ont été réalisés en matière de protection des droits de la femme - du moins sur papier - et annoncer des mesures qui sont destinées à leur mise en œuvre.

4. La RDC vient de se doter d’une nouvelle Constitution depuis le 18 février 2006 (Journal officiel, numéro spécial du 18 février 2006). Cette Constitution consacre un certain nombre des droits en faveur de la femme. Je citerai notamment : 1° le droit à l’égalité devant la loi (art. 12) ;2° le droit à l’élimination de toute forme de discrimination, à la protection et à la promotion de ses droits (art. 14) ;3° le droit à une représentation équitable au sein des institutions nationales, provinciales et locales, la garantie de la mise en œuvre par l’Etat de la parité homme-femme dans lesdites institutions (art. 14) ;4° le droit à la protection contre les violences sexuelles (art. 15) ; 5° le droit au travail, à la protection contre le chômage et à une rémunération équitable et satisfaisante et de ne pas être lésée en raison de son sexe (art. 36) ;6° le droit à l’accès aux établissements d’enseignement national sans discrimination (…) de sexe (art. 45).

Les droits sus énumérés et bien d’autres sont également consacrés par plusieurs instruments internationaux ratifiés par la RDC.

5. En pratique, force est de constater que depuis la promulgation de la Constitution, les textes de mise en œuvre n’ont pas été nombreux au rendez-vous. On peut se féliciter de l’adoption de deux textes destinés à lutter contre les violences sexuelles faites à la femme. 1° La loi n° 06-018 du 20 juillet 2006 a modifié et complété le Code pénal par l’intégration des règles de droit international humanitaire relatives aux infractions de violences sexuelles (JO n° 15 du 1er août 2006, col. 3). Elle prend largement en compte la protection des personnes les plus vulnérables, notamment les femmes (…) victimes des infractions sexuelles. Les modifications introduites portent notamment sur les infractions de viol et d’attentat à la pudeur. Elles érigent en infractions différentes formes de violences sexuelles jadis non incriminées dans le Code pénal (Exposé des motifs, JO n° 15, col. 3). La même loi incrimine également le harcèlement sexuel, l’esclavage sexuel, le mariage forcé, la mutilation sexuelle, la transmission délibérée des infections sexuellement transmissibles incurables, la grossesse forcée, la stérilisation forcée. 2° La loi n° 06-019 du 20 juillet 2006 modifiant et complétant le décret du 6 août 1959 portant Code de procédure pénale a renforcé la répression des infractions sexuelles en supprimant la possibilité de paiement d’une amende transactionnelle prévue pour faire éteindre l’action publique en matière de violences sexuelles. Elle privilégie la peine de servitude pénale principale (Exposé des motifs, JO n° 15 du 1er août 2006, col. 7). Par ailleurs, la loi innove en ajoutant les infractions relatives aux violences sexuelles aux infractions flagrantes pour lesquelles la formalité d’informer l’autorité hiérarchique n’est pas requise avant toute arrestation du présumé coupable, agent public de l’Etat.Il faut préciser que ces deux lois ne produisent pas encore leur effet dissuasif sur tous les auteurs de violences sexuelles. Au regard de l’amnistie promise aux différents groupes armés dont les membres sont convaincus de violences sexuelles à l’égard des femmes et des enfants à l’Est de la RDC, les intéressés pourront continuer à violer lesdites femmes jusqu’à la promulgation de la loi d’amnistie. Il ne pourrait en être autrement que si l’on recourt à la technique législative appropriée pour exclure les actes commis depuis la signature de l’Acte d’engagement de Goma.

6. En dehors de deux lois ci-dessus, on note que les politiques ne semblent pas pressés à accorder à la femme l’espace qui lui est reconnu par la Constitution et les instruments internationaux. Je me bornerai à donner, à titre d’exemple, quelques discriminations qui persistent en dépit des vœux pieux exprimés par les uns et les autres.

1° La parité homme-femme demeure un leurre. Bien que la Constitution consacre le droit de la femme à une représentation équitable au sein des institutions nationales, provinciales et locales ainsi que la garantie de la parité homme-femme, la loi qui fixe les modalités d’application de ces droits n’est pas adoptée à ce jour. La parité homme-femme apparaît ainsi comme un vœu pieux. En effet, le processus électoral a été marqué par une violation massive des droits de la femme. C’est le cas du droit à la représentation équitable au sein des institutions nationales (Constitution, art. 14). C’est ainsi qu’il y a : (i) 42 femmes sur cinq cents députés à l’Assemblée nationale ; (ii) 5 femmes sur 108 sénateurs ;(iii) 5 femmes sur 42 membres du Gouvernement central ;(iv) 43 femmes sur 690 députés provinciaux ; (v) une femme sur 22 élus gouverneurs et vice gouverneurs de province (l’intéressée est d’ailleurs vice-gouverneur) ;(vi) 52 femmes sur 291 mandataires des entreprises publiques.Bref, tout s’est passé comme si les partis politiques n’avaient pas l’obligation d’inclure les femmes sur leurs listes et de les proposer à divers postes au sein du Gouvernement et des entreprises publiques.

2° La femme mariée doit solliciter l’autorisation de son mari, notamment pour : (i) exercer une activité commerciale (Décret du 2 août 1913, art. 4) ; (ii) acheter, vendre, louer, sous-louer, ouvrir un compte en banque, faire un dépôt, conclure une transaction, bref, poser tous actes juridiques dans lesquels elle s’oblige à une prestation qu’elle doit effectuer en personne (Code de la famille, art. 448). Exception : elle n’a pas besoin d’autorisation pour acheter le fumbwa (que le soussigné adore), le matembele, le pondu, le bitekuteku et autres provisions de bouche ; (iii) conclure un contrat de travail (Code du travail, art. 6, combiné avec le Code de la famille, art. 448) ;(iv) être engagée dans la Fonction publique (Loi du 17 juillet 1981, art. 8 ) ;(v) ester (agir) en justice en matière civile (Code de la famille, art. 450), sauf lorsqu’elle doit ester en justice contre son mari, ou lorsque ce dernier est absent ou condamné à une peine de servitude pénale de six mois, pendant la durée de sa peine (Code de la famille, art. 451).

3° La femme fait l’objet de discrimination en matière de travail. Elle ne peut : (i) si elle est mariée, ni recevoir valablement la rémunération de son travail, ni en disposer librement (l’article 102 du Code du travail est muet à ce sujet) ;(ii) être embauchée à certains travaux (Code du travail, art. 128) ;(iii) travailler la nuit dans les établissements industriels publics ou privés (Code du travail, art. 125).

4° La femme est enfin victime de discrimination en matière de sécurité sociale. Elle ne peut : (i) prétendre au bénéfice des allocations familiales que si son mari n’exerce aucun emploi (Loi du 17 juillet 1981, art. 41 ; OL du 22 juillet 1987 sur les magistrats de la Cour des comptes, art. 14 ; Ord. du 7 octobre 1981 sur le personnel de l’Enseignement supérieur et universitaire, art. 89). Le droit aux allocations familiales est reconnu par priorité au mari en sa qualité de chef de ménage légalement désigné (Code de la famille, art. 444) ;(ii) toucher, si elle est fonctionnaire, des allocations familiales pour son époux alors que si c’est celui-ci qui est fonctionnaire, les allocations familiales lui sont accordées pour l’épouse et les enfants célibataires à charge (Loi du 17 juillet 1981, art. 41) ;(iii) prétendre aux soins médicaux pour son conjoint, si elle est fonctionnaire ou magistrat de la Cour des comptes (Loi du 17 juillet 1981, art. 42 ; OL du 22 juillet 1987, art. 13-14) ) ; (iv) voir son mari bénéficier de la qualité de conjoint survivant dans les mêmes conditions que celles reconnues à ses collègues masculins (Décret-loi du 29 juin 1961, art. 27). La qualité de conjoint survivant d’une femme travailleuse n’est reconnue au mari qu’à des conditions plus sévères : celui-ci doit être invalide et avoir vécu entièrement à la charge de la victime. Cette différence de traitement revient à dévaloriser l’effort contributif féminin ;(v) voir son conjoint survivant bénéficier la rente de survie, si elle est fonctionnaire ou magistrat de la Cour des comptes.

Le droit à la pension de retraite s’ouvre à l’âge de 65 ans pour les hommes et 60 ans pour les femmes (DL du 29 juin 1961, art. 38).

Conclusion
7 Au-delà des pagnes, des rafraîchissements et des discours officiels, une attention particulière devrait être attirée sur les mesures d’urgence à prendre pour assurer une meilleure protection des droits de la femme. Les discriminations ci-dessus relevées et bien d’autre dont je vous fais grâce pour des raisons évidentes, peuvent être éradiquées, au plan législatif, en un clic. Un projet de loi sur l’égalité de chances entre hommes et femmes devrait être élaboré et adopté à bref délai. Les experts avisés et connaisseurs de l’arsenal juridique congolais peuvent faire ce travail en un temps record. 8 Par ailleurs, pour marquer la gravité des infractions des violences sexuelles faites aux femmes notamment à l’Est, la loi d’amnistie à adopter, qui exclura les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité et les crimes de génocide, devrait également exclure expressément les violences susvisées. 9 Enfin, les membres du Gouvernement et du Parlement devraient faire de la protection des droits de la femme leur cheval de bataille et initier, chacun dans la sphère de sa compétence, des actions appropriées pour atteindre cet objectif noble.

Fait le 8 mars 2008Pour le Centre de recherche en Droit social (CRDS)Mukadi Bonyi, Dr. Jur. KU Leuven, Avocat, Professeur ordinaire

Pour aller plus loin :1.Kumbu ki Ngimbi, Le silence coupable, in Afrique d’espérance, n° 1, octobre 2002-janvier 20032.Mukadi Bonyi, «Sécurité sociale et égalité de traitement pour l’homme et la femme », in RCDTSS n° 01/1997, pp.6-13 ;

-« Situation juridique de la femme au travail en République démocratique du Congo », in Revue critique de droit du travail et de la sécurité sociale, n° 10/2000, p. 39

-« Code du travail et développement durable : innovations, attentes et anachronismes, Communication au Colloque « Développement humain durable, économie post-conflit et Code du travail en République démocratique du Congo », Kinshasa, 8 août 2003

- « Le nouveau Code du travail n’a pas supprimé l’autorisation maritale », in Le Potentiel du 26 mars 2003

3. Mukadi Mukuna, « Egalité de traitement entre l’homme et la femme en matière de travail.Brèves considérations sur le nouveau Code du travail », in RCDTSS n° 13-14-15/2007, pp. 192-230)

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Communiqués COMMUNIQUE DE PRESSEN° 005/UREC/DIRCOM/BKNM/2008 DU 11 JUIN 2008

Concerne : Protestation contre la campagne de diffamation du Président de l’UREC
1. L’Union pour la reconstruction du Congo (UREC) informe l’opinion tant nationale qu’internationale que suite à l’interview que son Président national, le Dr. Oscar KASHALA LUKUMUENA a accordée au media « www.congoindependant.com », un groupe d’individus a entrepris contre lui une campagne de diabolisation sur internet, principalement sur des listes des discussions congolaises, mais aussi à l’adresse des personnes cibles.

2. L’UREC proteste énergiquement contre cette campagne de diffamation initiée par des individus qui se cachent sous le pseudonyme de «Véro MALU» et de «Pauline MUAMBA». Alors que les opinions et vues exprimées dans cette interview portaient sur la situation catastrophique que traverse la RDC, l’UREC constate, avec indignation, que les « dames pré qualifiées » ont déplacé le terrain de la discussion et de la divergence d’opinion en s’attaquant à la personne de Dr. Oscar KASHALA LUKUMUENA.

3. L’UREC affirme que les griefs articulés contre la personne de son Président national ne sont nullement fondés. Sauf mauvaise foi manifeste, il est inadmissible que de personnes dotées d’un minimum de raison et d’intelligence puissent invoquer ce genre de griefs (non-remboursement d’un prêt hypothécaire, vente aux enchères de la maison hypothéquée, le non- payement des études de son enfant, etc.), du reste non établis, pour contredire la catastrophe humanitaire sans précédent que vivent les populations congolaises, les viols des femmes, les mutilations génitales, les massacres, les pillages des ressources naturelles et la mauvaise gouvernance qui ont élu domicile en RDC.

4. L’UREC salue la perspicacité et le sens d’esprit critique dont ont fait preuve la plupart des personnes qui ont reçu le mail de la prétendue « dame Véro MALU ». Ces personnes ont vigoureusement réagi contre l’auteur en relevant le caractère mensonger et insensé des informations fournies par la précitée. Elles ont en substance indiqué que : (i) la souscription d’un prêt est un droit reconnu à chacun et que cela relevait de la vie privée ; (ii) la maison de Dr Kashala n’a jamais été vendue aux enchères et qu’il y habite toujours ; (iii) aucune université ne peut prêter de l’argent à un quelconque parent, car cela ne rentre pas dans ses missions ; (iv) le dernier voyage du Dr. Oscar KASHALA LUKUMUENA en Irlande avait comme but de participer au 55ème Congrès Mondial de l’Internationale Libérale.

5. L’UREC constate qu’après cette première vague de soutien au message de son Président national, la prétendue « Véro MALU » s’est tue dans toutes les langues, y compris en anglais qu’elle semble écrire couramment, à en juger par son texte français adressé à un nombre indéterminé d’internautes, avec beaucoup de fautes et des mots français « anglicisés ».

6. Contre toute attente, alors que l’UREC a cru la campagne tarie, un nouveau texte tout aussi diffamatoire que le premier a été lancé sur internet, signé cette fois-ci par une certaine « Pauline MUAMBA ». Celle-ci prétend réagir à l’interview accordée par Dr KASHALA et affirme sans ambages avoir « entrepris cette démarche parce que dans tous pays du monde, la vigilance du peuple aide à découvrir les méchants qui cherche(nt) à s’emparer du pouvoir et en même temps de confondre les gens qui publient les fausses nouvelles pour discréditer les gens honnêtes.»

7. L’UREC dénonce l’intention de nuire à son Président national qui transparaît à chaque phrase du texte de la présumée Pauline MUAMBA. Elle note la mauvaise foi de cette dernière qui s’attaque sans fondement aucun à quelqu’un qui n’est pas au pouvoir. « Dame Pauline MUAMBA» pousse son outrecuidance jusqu’à téléphoner aux membres de l’UREC pour qu’ils quittent ce parti dont elle nie pourtant l’existence.

8. L’UREC constate alors que la situation que traverse le pays est catastrophique, que les dirigeants au pouvoir font preuve, à tout le moins d’une indolence coupable, « dame Pauline MUAMBA » n’a jamais osé s’indigner de leurs faits et gestes. L’UREC est en droit de présumer que ladite dame roule pour eux. Elle se demande même si l’intéressée n’approuve pas les viols, les mutilations génitales et autres crimes commis sur ses semblables à l’Est de la RDC.

9. L’UREC rappelle que l’itinéraire de son Président national peut être facilement retracé et qu’il n’y a aucun pan de sa vie qui demeure mystérieux. Elle invite ceux et celles qui souhaiteraient en savoir davantage de le lire sur le site du parti www.urec-congo.org. Toutes les copies des diplômes, certificats, attestations ainsi que le témoignage des banques sont disponibles. Les publications scientifiques du Dr. Oscar KASHALA sont aussi disponibles. L’UREC invite dames « Véro MALU » et « Pauline MUAMBA » à donner les références permettant d’accéder à leurs publications et à leur profil personnel pour une meilleure discussion. Et pour que les intéressées n’en prétextent ignorance,

10. L’UREC affirme que son Président national n’a commis aucun crime de droit commun (vol, viol, assassinat, meurtre, etc.) ou économique (pillage des ressources naturelles). Il est mal venu de s’attaquer, sans preuve aucune, à son profil personnel pourtant très brillant, à sa situation familiale, financière et fiscale. Cette dernière peut être aisément vérifiée auprès de l’IRS ou du Département du Revenu de Massachussets. Quant à sa situation professionnelle, l’UREC informe ses détracteurs que le Dr. Oscar KASHALA est actuellement Adjunct Professor of Medicine, Oncology and Epidemiology à l’University of North Carolina, Chapel Hill, NC depuis décembre 2006. Dès mars 2009, il sera de nouveau Professor of Medicine à Harvard University, Boston.

11. L’UREC et son Président national se réservent le droit de recourir à toutes voies de droit pour obtenir réparation du préjudice qui leur est causé par les écrits diffamatoires émanant des personnes pré qualifiées.

12. L’UREC est un parti politique d’opposition qui prône l’excellence dans le chef des dirigeants et la réhabilitation de la moralité dans la gestion des biens publics en RDC.

Fait à Kinshasa, le 12 juin 2008.-
Bruno KASONGA
Directeur de la Communication
email de contact : info@urec-congo.org Siteweb : www.urec-congo.org____________________________________Le Droit du Public à l'Information Correcte sur Dr. Oscar Lukumuena KASHALA

Dans le souci de répondre au souci d’information du public, vous trouverez ci-dessous de facon plus élaborée les grandes lignes d’une information générale sur Dr Oscar Lukumuena KASHALA. Dr Oscar Lukumuena KASHALA a suivi un cursus scolaire et universitaire excellent. Avec un parcours professionnel qui le met à un niveau professionnel, scientifique et académique de premier plan dans un domaine de pointe en oncologie, il est une personnalité aujourd’hui dont notre la Republique démocratique du Congo doit être fier. Cursus scolaire et académique Dr. Oscar Kashala Lukumuena fait ses études secondaires au Collège Imara (Saint François de Sales) de Lubumbashi ; il est diplôme d’Etat avec 77%. Il fit ses études universitaires à l’UNIKIN ou il termina les études de médecine 1er de sa promotion avec la mention Distinction (1980).

Spécialisation en médecine En 1980, il débute sa spécialisation en médecine interne, à la Faculté de Médecine de l’Université de Kinshasa (ou il exerce la médecine comme médecin assistant junior). Il s’en va poursuivre une Spécialisation en Anatomie Pathologique dans le service du Professeur Raphaël Kalengayi, études qu’il termine avec brio, avec mention Grande Distinction.

En 1985, il poursuit parallèlement des études de médecine interne et carcinologie à l’Université de Lausanne (stage hospitalier au Centre Hospitalo-Universitaire Vaudois (Université de Lausanne, Suisse), à l’Institut Suisse de Recherche Expérimentale sur le Cancer, et Institut de Pathologie Clinique (Université de Genève) avec séjour dans les services du Professeur Kapanci, Paul-Henri Lambert, Vassali, etc.). Le stage s’est terminé par l’octroi d’un certificat en immunologie/Pathologie, et d’un autre en médecine interne et carcinologie.

Apres son retour de la Suisse, le gouvernement congolais (à l’époque du Zaïre-pays) nommera le Dr. Oscar Kashala comme Directeur National du Centre National du Cancer. Un arrêté départemental signé par le Ministre de la Santé de l’heure existe (Novembre 1986).

Agrégation et PhDEn février 1987, le Dr. Kashala arrive aux Etats-Unis, grâce à une bourse d’étude pour la cancérologie clinique de l’OMS/AFRO, études pour lesquelles il avait déjà obtenu une place à l’Institut Gustave Roussy à Paris, au National Cancer Institute, Bethesda, Maryland, et au Memorial Sloan-Kettering Cancer Center à New York. Il choisit de prendre un poste de Research Fellow en cancérologie Expérimentale au Department of Cancer Biology à Harvard en février 1987, où il a travaille à cote des grands spécialistes et chercheurs sur le SIDA, l’hépatite B et le Cancer. Dans le même temps, il mit au point un programme de formation de médecins congolais mais aussi des techniciens de laboratoire à Harvard.

Il s’inscrira au programme de cancérologie et immunologie à la Faculté de Santé Publique de Harvard University, et y prépare une thèse de PhD en cancérologie et immunologie. Ce programme combine les études à Harvard University, et Massachusetts Institute of Technology (MIT de février 1988 à février 1989 : un certificat fut délivré par le MIT pour ces cours).Pour vérification : MIT Office of the Registrar : Téléphone 617-253-4784. Pour Harvard University, Registrar’s Office, Harvard School of Public Health: Tel: 617-432-1032.

En effet, Dr. Kashala fit ses études au MIT pour remplir les conditions d’obtention de son Agrégation. Il faut noter qu’il avait étudié sous la gouverne de nombreux savants, y compris le Dr. Philip Sharp, Dr. Susumu Tonegawa, Dr. David Baltimore, Dr. Harold Varmus (tous Prix Nobel de médecine), Prof Eisen, Prof Raulet, Prof Robert Weinberg (qui découvrit le gène ras). Le Dr. Oscar Kashala défendra sa thèse en cancérologie, et obtiendra une place d’Assistant Professor à Harvard University en 1992 et sera le premier médecin noir à être accepté dans ce programme prestigieux dans l’histoire de l’Université de Harvard.

Parcours ProfessionnelPendant ce temps, un poste en cancérologie clinique lui est offert à l’Hopital Beth Israel de Boston. Professeur R. Kalengayi qui avait rencontré le futur maître de Dr Oscar Kashala dans le Département d’Hémato/Oncologie (Dr. Lowell Sniper en 1992) peut attester de ces faits. Quand une occasion unique lui est offerte en décembre 1992, lorsque la société biopharmaceutique Cambridge Biotech le sollicite de Harvard University pour en faire leur 1er Médecin Directeur chargé des Affaires Médicales et des Maladies Tropicales (la société Cambridge Biotech a bel et bien existé, et a simplement changé de nom pour devenir Aquila Biopharmaceuticals ; Aquila a été récemment acquis par la société Antigenix www.antigenix.com). Dr. Oscar Kashala était le premier médecin engagé par cette société; il y a développé son département en recrutant d’autres médecins, et des scientifiques de très haut niveau. Il travaillera ensuite avec EMD Pharmaceuticals du groupe MERCK KGaA.

Pour votre information, Merck KGaA est parmi les plus grandes firmes pharmaceutiques au monde, elle est également l'une des plus grosses chimiques au monde. Cette société détient plus de 60% du marche du cristal liquide (écran TV, écran ordinateurs, montre électronique, etc). En outre, cette société est le plus grand producteur au monde des pigments ou colorants (peinture, rouge a lèvre, vernis a ongles, etc.). Par la suite il quittera cette société pour travailler à Millennium Pharmaceuticals,Inc. jusqu'à son départ au Congo pour la campagne électorale. Depuis son retour du Congo, il a été engagé par un autre groupe MERCK du nom d’EMD Serono. Pour revenir à Aquila Biopharmaceuticals, il y a également ouvert un laboratoire très moderne (Laboratoire de Pathogenèse Moléculaire) et y a recruté beaucoup de médecins et scientifiques de très grande réputation. Dr. Kashala fut le premier médecin au monde qui a démarré les études sur le vaccin du SIDA causé par les virus africains dans le but de protéger nos frères et sœurs. Pour cela, il a du travailler très fort dans le but de convaincre l'industrie pharmaceutique, notamment Cambridge Biotech d'initier un programme de développement du vaccin contre le virus du SIDA trouvé chez l'Africain. Il a dans ce cadre travaillé étroitement avec le National Institutes of Health des USA, l’OMS dont il était, par ailleurs, un expert. Il s’est retrouvé souvent dans plusieurs missions pour aller assister les pays ravagés par l’épidémie du SIDA, notamment l’Ouganda, la Thaïlande. Il a réalisé des études en cancérologie et maladies infectieuses. A cause du rôle qu’il a joué en médecine aux USA, le gouvernement américain lui octroya un Visa de « Type O », uniquement réservé aux personnes aux capacités extraordinaires en médecine, en sciences, dans les arts et d’autres domaines (Pour toute vérification, appeler le Département d’Etat du Gouvernement américain). Dr Oscar Kashala a été le premier médecin noir à avoir travaillé étroitement avec l’armée américaine et l’US Navy sur des programmes stratégiques des maladies infectieuses sérieuses. Avec l’armée américaine, le Dr. Kashala a conduit des travaux importants sur les bactéries dangereuses, et sur la malaria. Il a également exercé la médecine en Colombie, en travaillant avec les militaires colombiens et le Professeur Manuel Patarroyo sur des vaccins synthétiques contre la malaria. Il a été à Leticia, en Amazone, à Pasto, à Medellin, à Tumaco pour conduire des études de traitement biologique de la malaria. Toujours dans ce cadre, Dr. Oscar Kashala a été aux Philippines, en Malaisie, a Hong Kong, en Birmanie. Ces faits peuvent être vérifiés auprès de l’OMS, et spécialement au Tropical Diseases Research Program (TDR). Affiliation avec MERCK En ce qui concerne son affiliation avec MERCK qui semble créer tant de confusion, il existe deux compagnies Merck. La compagnie mère est Merck KGaA en Allemagne. La société Merck and Co fut une branche de la grande compagnie allemande qui avait été arrachée aux Allemands en 1919 pour avoir commencé la Première Guerre Mondiale. Merck KGaA où le Dr. Kashala évolue a son QG en Allemagne (HYPERLINK "http://www.merck.de"), et plusieurs filiales a travers le monde, dont EMD Pharmaceuticals, et maintenant EMD Serono aux Etats-Unis. EMD est une abréviation d’Emmanuel Merck of Darmstadt. Pour toute vérification sur son affiliation avec EMD Serono, MA, prière d’aller sur le site "http://www.emdserono.com"www.emdserono.com, vous pouvez vous renseigner sur sa fonction et le travail qu’il y conduit. Dr Oscar Kashala pratique la médecine aux USA Pour le public, il est bon de noter qu’il existe la cancérologie clinique de routine ou un médecin s’assoit dans son bureau pour recevoir des malades et les traite avec les médicaments existants. Cependant, peu de malades répondent à ces traitements, et beaucoup souffrent des effets secondaires de ceux-ci, sans en tirer de vrais bénéfices. C’est précisément à cause de ce manque important de bénéfices cliniques, qu’une nouvelle science est née, la cancérologie Expérimentale ou recherche clinique en cancérologie, une science qui exige des recherches de pointe sur les médicaments et les malades. Le spécialiste de la cancérologie Expérimentale travaille avec plusieurs collègues et des malades dans le domaine des essais cliniques pour développer des traitements de pointe pour soulager les malades cancéreux. Dr. Oscar Kashala est un médecin bien connu et bien respecté dans ce domaine. Il est membre de la Société Américaine de Cancérologie Clinique/American Society of Clinical Oncology (ASCO), une société savante (voir le certificat lui décerné lors de son admission dans cette société en juillet 2005). Non seulement Dr. Kashala pratique la médecine depuis plus de 20 ans (Congo/USA confondus), il fait partie du mouvement engagé dans des traitements nouveaux, y compris celui de l’inhibition du proteasome. Ce traitement qui a conduit a un Prix Nobel décerné à un des leaders dans le domaine. Pour se mettre à jour, Dr. Kashala a effectué plusieurs stages de formation en oncologie aux USA, notamment au MD Anderson, Houston, au Texas. Il travaille également avec des collègues dans beaucoup de grands centres de cancer des Etats-Unis où il est reconnu comme un leader en cancérologie thoracique et digestive. Son travail est connu depuis 20 ans auprès des centres comme le Memorial Sloan-Kettering Cancer Center, Massachusetts General Hospital, Dana-Farber Cancer Institute, Cedars-Sinai Medical Center, Kaplan Comprehensive Cancer Center, Vanderbilt Ingham Cancer Center, Mayo Clinic, Johns Hopkins Cancer Center, UC Davis Cancer Center, UCLA Jonsson Comprehensive Cancer Center, etc. Dr Kashala écrit plusieurs articles scientifiques dans le domaine du cancer, dont une partie est publiée dans la revue de l’American Society for Clinical Oncology. Inscription au Board On s’inscrit au Board lorsqu’on veut rester au sein d’un hôpital, ou dans un bureau pour voir les malades. Dr. Kashala voit les malades dans le cadre de nouveaux traitements en cancérologie, et travaille en collaboration avec des centaines des spécialistes de son domaine (voir la liste partielle de ses travaux conduits en cancérologie aux USA). Dr. Kashala est actuellement Adjunct Professor of Medicine, Oncology and Epidemiology à l’University of North Carolina, Chapel Hill, depuis décembre 2006. Des contacts sont en cours actuellement pour reprendre des activités dès mars 2009, comme Adjunct Professor of Medicine à Harvard University à Boston.




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