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Les uns estiment que les 50 ans sont un cuisant échec et les autres pensent qu’il faut absolument fêter ce moment. Honnêtement, vous vous demandez quelles sont les pensées de notre parti, l’Union pour la Reconstruction du Congo, et celles de son Président National, Dr Oscar KASHALA, à ce sujet ?
La réponse est simple et il faut la puiser dans notre culture. Une fête est une occasion de manifester sa joie. Elle traduit des sentiments de satisfaction, ceux d’une personne heureuse. Les Congolais sont-ils heureux après 50 ans d’indépendance ? Les congolais sont-ils satisfaits du bilan des 50 ans de gestion du pays par leurs congénères ? Ne nous trompons pas là-dessus. Notre réponse correspond à celle de notre population. Les Congolais sont dans une situation sociale pire qu’ils ne l’avaient connue en 1960. Ils sont dans une situation sociale plus malheureuse en 2010 qu’ils ne l’étaient en 2006.
Tenez, les résultats enregistrés dans le domaine du développement humain, notamment les secteurs prioritaires tels que la gouvernance, la pauvreté et le genre ont accusé une détérioration substantielle. La corruption, cette gangrène institutionnalisée et soutenue par les gouvernants actuels est un fléau qui vide les caisses de l’Etat, et appauvrit la population au profit d’une poignée d’individus.
Le manque de démocratie participative accompagnée de nombreux abus des droits de l’homme et des citoyens sont les résultats de la mise en place d’un système répressif dont le but est de contrôler la population afin de la priver de ses droits fondamentaux, notamment sa liberté d’expression. La misère du peuple a atteint son apogée : il n’y a pas d’eau potable, il n’y a pas de quoi manger, il n’y a pas d’électricité, il n’y a pas de travail. Il y a plutôt un cirque politique cynique ou le chef de l’Etat et ses acolytes puisent dans les caisses de l’Etat pour en retirer des deniers du peuple, et utiliser ces derniers pour faire des cadeaux au public, entendez, la réfection de petits aéroports de campagne, la construction de petits ponts, le don de tracteurs, de bus et autres équipements pourtant indispensables au maintien d’une activité normale.
Concernant le genre, les libertés fondamentales des femmes Congolaises sont bafouées à tout vent. La femme Congolaise est aujourd’hui l’être le moins représenté dans les institutions de l’Etat, elle est la proie d’actes de brutalité sexuelle et physique d’une violence naguère observée dans notre pays. Nous l’observons tous les jours en pleurs suite à la destruction de ce qu’elle a de plus saint en elle, sa dignité de fille, de femme et de mère, et à la non-assistance intentionnelle par un Etat défaillant. Devant cette catastrophe humanitaire grave, le monde ne peut pas se taire, le temps passe. Le Congolais ne peut pas rester éternellement dans une posture qui le rend vulnérable, et la communauté internationale ne peut pas fermer les yeux devant cette calamité grave qui détruit le pays et son peuple.
Au regard du bilan de cette gestion catastrophique qui classe le Congo parmi les derniers pays du monde, face à la misère et au dénuement qui caractérisent la vie de nos populations, nous devrions consacrer cette journée à la méditation, à la sensibilisation des citoyens, afin que tous et chacun prennent conscience du rôle qui est le notre, de la
responsabilité que nous avons dans cet échec, mais surtout de rechercher les causes qui nous éloignent du progrès et d’en tirer toutes les conséquences possibles.
Les analyses élémentaires les plus objectives tendent toutes à démontrer que le problème du Congo est un problème d’hommes. Un problème réel de leadership bien inspiré et dynamique, prêt à privilégier l’intérêt du pays au détriment de l’intérêt personnel. C’est aussi le fait d’un manque de vision claire de ce que l’on veut et d’où l’on veut amener le pays. C’est surtout un problème de la volonté d’instauration d’un système de gouvernance efficace et qui témoigne de sa compétence, pouvant entraîner la population vers plus de productivité.
Très chers Compatriotes,
A un an des prochaines échéances électorales, la célébration du cinquantenaire de notre indépendance est une occasion unique pour que les Congolais puissent sérieusement s’interroger sur leur malheureux sort et sur la manière d’y mettre un terme. Si après cinq ans de gestion sous la transition et quatre ans de gestion post-électorale aucun signe positif ne vient démontrer la capacité des dirigeants en place à sortir le pays du fond de l’abîme où la mauvaise gestion l’a plongé, combien d’années leur faudra-t-il pour y parvenir ? Peut-être 100 ans ?
Pour toutes ces raisons, nous vous invitons à regarder autour de vous, vers des pays voisins, ceux qui avaient le même niveau de vie que nous en 1960, au moment de l’indépendance, comme le Canada, la Corée du Sud, le Brésil, l’Indonésie, la Malaisie ou l’Afrique du Sud pour voir ce qu’ils sont devenus aujourd’hui. Au même moment, nous sommes en train de sacrifier des générations entières avec des méthodes dictatoriales de gouvernance que le monde entier est occupé à abandonner et à décrier ! Celles qui consistent à administrer la mort à ces concitoyens qui contestent le système. Il est inadmissible que 50 ans après l’indépendance, un citoyen de ce pays soit assassiné dans les locaux de la police, qui est sensée assurer sa sécurité et celle de ses biens, parce qu’il est soupçonné de réfléchir autrement que le pouvoir en place. Une raison de plus pour avoir honte de célébrer les 50 ans de l’indépendance.
Comment les citoyens pensent-ils juger un pouvoir qui est incapable d’empêcher que leurs mamans, enfants ou sœurs soient régulièrement violés sans aucune réaction des dirigeants ? Comment croire que le régime est là pour défendre ses citoyens lorsque de nombreux paysans de Kibali-Ituri sont sous la menace permanente de quelque 1500 rebelles ougandais de la LRA depuis plus de deux ans, sans que le régime en place n’en fasse une de ses priorités ? Peut-on réellement fêter sans la paix à l’Equateur, au Kivu ou au Maniema ?
Voilà pourquoi nous invitons la population congolaise à une prise de conscience collective une fois pour toutes, afin qu’elle se mobilise comme un seul homme pour le bannissement de ces antivaleurs et de leurs porte-voix. L’heure est venue de prouver aux yeux du monde et aux générations à venir que nous sommes capables de nous prendre en charge et de nous améliorer. Rassemblons-nous autour du nouveau leadership que prône l’UREC. Adhérons à la seule vision qui soit capable de sauver ce pays et de redonner de l’espoir à chacun d’entre nous.
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